Mamyveline's blog

Les publicités que vous voyez sur ce blog sont indépendantes de ma volonté. Si, tout comme moi, elles vous dérangent, naviguez avec  le module Adblock, vous ne devriez plus les voir.
Bonne lecture !

Posté par mamiline à 17:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 février 2019

Déconsommation.

A force d’appauvrir la majorité des Français, on finira par tuer même la grande distribution… Et ce n’est pas la « loi alimentation » qui va arranger les choses ! 

Grande Distribution 13 02 2019

« La fréquentation des magasins est en baisse. Tout le monde pense que c’est à cause des manifestations des Gilets jaunes, mais le mouvement est beaucoup plus profond.

La majorité des organisations professionnelles du commerce craint une baisse profonde et longue de la consommation des ménages. Dans un premier temps,  le mouvement a d’abord touché l’activité dans les magasins physiques, mais dans un deuxième temps, on s’est aperçu que, contrairement à ce qu’on se racontait, cette baisse relative de la fréquentation des commerces n’a pas été compensée par le développement du e-commerce. Ce mouvement touche tous les secteurs de la distribution, équipement de la maison, textile prêt à porter, chaussures, produits d’entretien, toutes les enseignes, toutes les marques… Sauf tout ce qui touche à l’alimentaire et ce qui serait « made in France ».

 

Les manifestations des Gilets jaunes ont évidemment donné un sérieux coup de frein à l’activité commerciale au cours des trois derniers mois. Pour la fédération Procos, qui regroupe 260 enseignes dans les centres commerciaux, les ventes ont baissé de 6,8% en novembre, de 3,9% en décembre. Et cela dans tous les secteurs, le prêt à porter a perdu 5% de chiffres d’affaires, mais dans la beauté, la santé et le petit équipement, ameublement, décoration, on a perdu près de 10% du chiffre d’affaires habituel qui, à cette époque de l’année, représentent près du tiers du chiffre d’affaires annuel.

Dans beaucoup de villes moyennes, où le poumon commercial se situe à la périphérie, là où la mobilité dépend essentiellement de la voiture individuelle, beaucoup de commerçants sont entrés dans la nouvelle année avec la gueule de bois, sinon cassée, parce que leur situation financière était assez désastreuse.

Leurs collègues des centres de grandes villes traversées par les manifestations du samedi ne sont pas en meilleur état. Partout, la fréquentation de la clientèle s’est effondrée de 10 à 25% (Marseille, Avignon, Rouen, Caen, Angers, Nantes, etc.)

Les premières semaines de janvier, malgré les soldes, n‘ont pas donné de biens meilleurs résultats.

Mais – oh surprise – contrairement à ce qu’on pouvait penser, les sites internet n’ont pas vu gonfler leurs chiffres d’activité pour compenser les baisses dans le secteur traditionnel.

Le résultat de ce coup de froid est que beaucoup d’enseignes ont commencé à réduire leurs projets d’investissement, beaucoup abandonnent même leur exploitation, faute d’obtenir des baisses de loyers de la part des foncières qui possèdent les murs des centres commerciaux. Bref, il y a aujourd’hui des espaces commerciaux qui se libèrent et des prix qui, en moyenne, ont tendance à baisser.

Alors, il est évident que le mouvement des Gilets jaunes a réfrigéré les consommateurs, en installant un climat peu propice à faire la fête, d’autant que le mouvement a mis l’accent sur les questions de pouvoir d’achat pour la majorité des consommateurs de la classe moyenne.

Mais ce ralentissement dans les chiffres de consommation, ou plutôt de fréquentation des clientèles dans les appareils commerciaux, ne date pas des Gilets jaunes.

Selon les spécialistes, tout a commencé il y a plus de 5 ans, juste après les contrecoups de la crise financière de 2008/2009. A partir de 2010, la fréquentation des magasins a baissé de près de 4% en moyenne par an sauf en 2017, pour retomber en 2018. Au départ, ce mouvement a été masqué par le développement des ventes à distance sur internet. Mais en réalité, le mouvement sur le e-commerce a été spectaculaire sur quelques enseignes comme Amazon, Cdiscount, etc., mais il n’a pas permis de redresser l’ensemble des chiffres de la consommation.

Alors, a posteriori, les analystes sont parfaitement capables d’expliquer la tendance par une stagnation des pouvoirs d’achat ou plutôt par une baisse du pouvoir de dépenser, compte tenu d’une progression des dépenses contraintes et notamment les loyers, les impôts, taxes, et les abonnements de toute sorte dans le secteur de la communication, mobile, internet, abonnement TV.

Pour le reste, on assiste bien à une déconsommation structurelle dans la plupart des grandes familles et cela sur tous les secteurs de biens manufacturés sauf sur deux créneaux :

D’un côté, les biens alimentaires. Toutes les chaînes de la grande distribution ont enregistré une hausse de chiffres d’affaires sur les produits alimentaires de qualité et souvent bio.

De l’autre, le made in France. L’ensemble de la distribution note une préférence pour l’acquisition de produits franco-francais. Y compris si le prix est plus élevé qu’un produit identique mais fabriqué à l’extérieur de l’Hexagone. C’est vrai dans l’agro-alimentaire où les marques locales ou régionales sont très recherchées parce qu’elles véhiculent une image et sans doute une garantie de qualité. Mais c’est vrai aussi dans l’équipement de la maison, le prêt à porter et dans l‘automobile…

Ce mouvement-là paraît durable et marque évidemment un changement dans les modes de consommation. Les offres de consommation sont de plus en plus analysées par le consommateur à l’aulne de la qualité, de l’origine et des méthodes de fabrication. L’impact environnemental, par exemple, qui laissait le consommateur complètement indiffèrent il y a encore 5 ans, constitue aujourd’hui un critère de choix important pour une grande partie des consommateurs qui sont plutôt jeunes, plutôt des femmes, et pas spécialement riches.

En bref, on déconsomme un peu, et quand on achète, on fait plus attention.  Le mouvement peut paraître marginal, mais étant donné qu‘il paraît solidement installé, il annonce pour les industriels et les distributeurs une véritable mutation.

 

Source : Atlantico, le 24 janvier 2019

Posté par mamiline à 11:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 février 2019

Aucune description de photo disponible.

Posté par mamiline à 15:42 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 février 2019

Pour notre planète.

L’image contient peut-être : texte

Posté par mamiline à 10:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 février 2019

Je ne sais plus que penser.

Comme chacun sait l'alimentation de la famille est un sujet qui me tient à cœur.

Réaction suite à mon haul courses, qui n'en était pas un. Je voulais juste faire passer l'idée qu'on peut se fournir en dehors des grandes surfaces à des prix abordables. Une amie dont je ne connais pas les habitudes alimentaires me dit ceci :

"Je n'achète jamais d'endives ou alors un ou deux pour moi et... que sur le marché, mais les endives oui je trouve ça cher"

Je parlais aussi de bulots... visiblement ça ne fait jamais partie de son panier.

Je ne sais bien souvent que penser. Je vois "le monde" ne plus rien aimer... sauf les Mac Donalds, les pâtes, les frites, les cordons bleus des grandes surfaces.

Si on ne peut plus acheter d'endives parce que 2€50 le kilo c'est trop cher, ce dont je ne doute pas, que se passe-t-il donc en France ? Que pouvons-nous encore cuisiner dans les familles ?

Du coup, nous sommes allés dans un restaurant Mac Donalds, histoire de voir ce qu'on allait y voir. Restaurant bondé, queues épouvantables devant les machines à commandes, plein de familles avec enfants, et même très jeunes enfants. Rien d'accueillant dans tout cela. Enfin si, un jeune équipier qui a senti notre désarroi face à tout ça et qui a dû penser à ses propres grands-parents est venu vers nous pour nous "aider". 

Une fois installés à notre table, nous regardons attentivement notre ticket de caisse. Pour deux hamburger, deux poignées de frites et deux sodas, total de la déception : 19 €. Alors, là, c'est moi qui ne trouve pas ça cher, je trouve ce prix exhorbitant, hallucinant, prohibitif. 

Mince alors, avec 2 kg d'endives (5 euros)
10 tranches de jambon fleury michon, pour dire que ce n'est pas du premier prix (5.88 euros en drive Leclerc)
et une cuillère à soupe de crème fraîche (79 centimes en bio village dans le même drive)
pour moins de 12 euros... il y en a pour 5 personnes.
On évite les sodas malsains, on boit de l'eau et dans les 19 euros pour deux du fast-food, il reste de quoi acheter 5 fruits sans aucun souci.

Une chose est certaine, quand nous avions les enfants à la maison (et encore maintenant d'ailleurs), les restaurants nous n'y mettions jamais les pieds. Je ne veux pas défendre notre mode de vie. La véritable question que je me pose en fait concerne l'attitude à adopter avec les petits enfants. Sincèrement, je n'ai pas de réponse.

Posté par mamiline à 08:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 février 2019

Récupérer la crème du lait entier.

Autrefois, ma mère nous faisait des sablés avec la crème du lait acheté à la ferme.

Je n'ai plus sa recette, mais j'ai retrouvé une recette  chez AU FIL DE MES RECETTES

Je fais un plaisir de vous la redonner ici.

Sans titre 1

Lorsque vous achetez du lait de ferme,vous devez le faire bouillir. Récupérez la peau qui se forme sur le lait qui refroidit. 

Gardez cette peau, jusqu'à quelques jours, dans une boite hermétique, et quand vous en avez l'équivalent d'un verre, vous pouvez faire cette recette que m'a donnée Stéphanie, c'est la recette de la grand-mère de son mari, Damien.

 Ingrédients : 

1 verre de peau de lait
1 verre de sucre
1 verre de farine

 Préchauffez votre four à 180°c. 

Mélangez le tout, puis faites de petits tas sur la Silpat®, (feuille de cuisson ou papier sulfurisé) enfournez pour 15 minutes.

Plus simple, je ne connais pas ! Et c'est délicieux..... 

Posté par mamiline à 15:30 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Mon Haul courses.

Les Haul courses sont très à la mode sur youtube.

Aujourd'hui, je vais faire le mien ici. 
En effet, beaucoup de familles disent "moi je suis obligée de faire mes achats dans les hard discount parce que je n'ai pas les moyens d'acheter différemment". Je veux dire, que ce n'est pas tout à fait vrai.

Il y a peu, je vous montrais ici mon gros chou (3k200) que j'achète 1€50 la bête.

Je vous le montre à nouveau.

IMG_7471

Je ne vous parle même pas de sa fraicheur. Ce matin, chez Lidl, le chou vert coûte 1€49, il  est tout petit et déjà fanné. Sur mon marché, les très gros choux sont toujours vendus 1€50 et des choux plus petits, mais qui sont deux fois plus gros que ceux de Lidl ne coûtent que 1€. Economie de 50 centimes pour un produit local, bio, frais et qui fait vivre votre voisin et non les propriétaires du har-discount.

J'ai aussi acheté deux cuisses de poulet qui ne m'ont pas coûté plus cher que celles que j'avais achetées chez inter marché samedi dernier.

À la ferme, j'ai acheté un litre de lait bio (la ferme est une ferme bio) et entier à 65 centimes le litre. Si vous le voulez demi-écrémé, récupérez la crème pour en faire des sablés... ma  mère faisait cela autrefois. Une petite recette ici : http://aufildemesrecettes.over-blog.com/article-petits-biscuits-a-la-peau-de-lait-80842660.html#ob-comment-ob-comment-94927043 

Les poireaux extra frais sont vendus au même prix que chez Lidl, essayez donc les chou-fleurs, les bettes, les épinards. Les salades à 1€ la salade, etc... 

J'y achète des bulots (rans) à 3.80 € le kilo, cette semaine je n'ai pas acheté de poisson, mais je vais regarder la semaine prochaione le prix du kilo de maquereau (par exemple).

 

Posté par mamiline à 15:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 février 2019

Cauchemare, ça me plairait bien.

cauchemar ou cauchemard ? – orthographe

« Hier, j’ai fait un affreux cauchemar. »

 

La manière d’écrire un verbe influence souvent le nom qui lui est associé. Voici un parfait exemple qui mène à bien des erreurs : faut-il écrire « cauchemar » ou « cauchemard » quand on écrit « cauchemarder » ? Voici enfin la réponse.

 

Faut-il écrire « cauchemar » ou « cauchemard » ?

Règle : on écrira toujours « cauchemar » sans « d ». En effet, alors qu’on écrit le verbe « cauchemarder » avec un « d », il est tentant d’ajouter également un « d » à la fin du mot « cauchemar ». Or, il est absolument erroné d’écrire de cette manière « cauchemar ».

Exemples : Je n’arrête pas de faire des cauchemars. Je n’aime pas faire un cauchemar la nuit. Raconte-moi ton cauchemar

Comme le signale Bruno Deweale, expert en orthographe, « cauchemar » fut jadis écrit avec un « e » à la fin (et non un « d » !) :

Avant de le perdre au XVIIe siècle, « cauchemar » s’est longtemps écrit avec un « e » final qui le rapprochait de son homologue anglais nightmare. Cette finale –mare, commune à de nombreuses langues, renvoie à un « spectre », à un « fantôme provoquant de mauvais rêves ».

Voici enfin une vidéo récapitulant cette règle :

 

 

 

Posté par mamiline à 14:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 février 2019

En 1940....

A l’automne 1938, alors qu’en Europe les accords de Munich étaient signés, Charlie Chaplin achevait la première ébauche d’un scénario écrit dans le plus grand secret. Des rumeurs avaient néanmoins circulé ici et là annonçant que le créateur de Charlot avait décidé de réaliser son premier film parlant et qu’il interpréterait un personnage inspiré d’Adolf Hitler. C’est après un long travail d’écriture et de mise en scène qu’il présente à New York, le 15 octobre 1940, Le Dictateur.

"...Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'avidité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail...."

Posté par mamiline à 09:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 janvier 2019

Je découvre cette femme que je connaissais mal, il y a peu.

Lettre ouverte à un Président qui joue avec le feu

Directrice de la rédaction Marianne.net

La grandeur d’un homme d’État est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien.

Par Natacha Polony

Monsieur le Président, vous êtes un alchimiste. Vous êtes passé maître dans l’art de changer l’or en plomb. Après neuf semaines d’une crise comme le pays n’en avait pas connu depuis longtemps, vous, Monsieur le Président, devriez être tout entier absorbé par la recherche d’une réponse politique qui rassemblera les Français divisés et permettra de renouer le lien de confiance abîmé, non par ces manifestations, mais par des décennies de confiscation de la démocratie représentative. Eh bien non. Vous préférez piétiner les belles promesses lancées lors de vos vœux, sur les « mots qui ont pu blesser », et jeter un peu plus d’huile sur le feu, histoire de voir si l’on ne pourrait pas provoquer l’explosion finale. Et ce faisant, vous salissez un discours essentiel sur le sens de l’effort et le dépassement de soi, vous avilissez une réflexion sur la beauté des gestes qui anoblissent l’être humain. Monsieur le Président philosophe, vous rabaissez finalement tout à votre mesure, celle d’un politicien.

Ainsi, devant une assemblée de maîtres boulangers, vous évoquez le sens de l’effort. Grande et belle cause. Notre société crève de ne pas valoriser le mérite et le don de soi. Notre société se perd dans le culte de la facilité, de l’immédiateté. Il y avait tant de chose à dire face à des artisans, des hommes qui se lèvent au milieu de la nuit pour nourrir leurs semblables et donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous eussiez pu développer cette distinction majeure entre travailler et œuvrer, le premier évoquant la torture quand l’autre nous élève vers l’essentiel. Vous eussiez pu vous lancer dans une critique de notre organisation économique entièrement fondée sur la consommation, c’est-à-dire l’excitation des pulsions et le fantasme de combler par la possession le vide de nos existences. Il eût été possible, par là même, de s’adresser à ces gens que notre société écrase sous les dépenses contraintes, devenues peu à peu indispensables pour ne pas se trouver totalement désocialisé. Il eut été possible de dessiner un autre horizon, de rendre leur dignité à tous ceux qui accomplissent une tâche noble et s’épanouissent dans la précision d’un geste et la perpétuation d’un savoir-faire.

De quels troubles voulez-vous parler ?

Vous avez trouvé plus urgent de déclarer : « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (…) il y a des devoirs. » Mais de quels troubles voulez-vous parler, Monsieur le Président ? Imaginez-vous une seconde qu’un tel discours puisse apparaître autrement que comme une leçon donnée à ceux qui clament leur détresse depuis le mois de novembre? Et croyez-vous qu’il soit opportun de tenter un appel du pied aux Français fragilisés par plusieurs semaines de manifestations, à ces commerçants et artisans dont certains risquent de déposer le bilan, alors qu’ils payent tout autant votre refus d’apporter des réponses politiques à cette crise ?

Il suffit d’avoir discuté quelques minutes avec certains de ces citoyens qui, dès le 17 novembre, ont crié leur colère sur des ronds-points, pour avoir pu constater qu’un très grand nombre étaient issus de ces artisans, commerçants et petits employés qui se lèvent tôt et ne comptent pas leurs heures. Les premières revendications de ce mouvement étaient de pouvoir vivre décemment de son travail. C’est d’ailleurs ce qui a valu d’emblée à ce mouvement d’être classé par certains commentateurs dans la catégorie des déclinaisons douteuses du courant poujadiste. Nombre des premiers Gilets jaunes étaient des femmes célibataires avec charge d’enfants, ces femmes qui sont les premières victimes des temps partiels contraints et les premières frappées par la misère. Rien à voir avec un quelconque éloge de l’assistanat.

Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ?

Allons plus loin. Depuis votre campagne électorale, vous nous vantez la « start-up nation », la mobilité, l’économie fluide. Rien de plus immobile qu’un boulanger. Rien de plus pérenne que le savoir-faire artisanal. Rien de plus éloigné de votre modèle que ce sens de l’humilité au service des autres. Les start-up sont ces entreprises créées par des jeunes gens qui font parfois des millions sur une simple idée. Celles qui ont réussi et constituent des modèles de votre monde moderne s’appuient sur le travail et les biens produits par d’autres pour faire de l’argent sur la simple mise en relation. Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ? Ne parlons même pas de ces banquiers d’affaires qui gagnent des millions en organisant des transactions entre multinationales.

L’entregent relève-t-il de ce que vous considérez comme le « sens de l’effort » ? Le capitalisme financier dont vous défendez farouchement les mécanismes est le type même d’organisation économique qui se contrefiche du mérite et récompense la capacité à faire de l’argent avec de l’argent, quitte à ruiner les producteurs les plus fragiles. Un genre de cordée sans effort, dont les premiers ne sont pas, loin s’en faut, les plus méritants.

La grandeur d’un homme d’Etat est de se garder d’instrumentaliser une idée

Vous allez encore vous insurger contre des médias malveillants qui monteraient en épingle une « petite phrase ». Mais les mots ont un sens. Et ils sont prononcés dans un contexte. La grandeur d’un homme d’Etat est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien. La situation que nous vivons est inflammable. La responsabilité exige de tout faire pour apaiser, pour éviter de dresser les uns contre les autres, car les extrémistes de tous bords sont à l’affut des faiblesses de la République. Forcez donc votre nature et ne leur faites pas ce genre de cadeau.

Posté par mamiline à 16:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 janvier 2019

Je vous prie de bien vouloir m'excuser

je n'ai pas pu m'en empêcher.

REFRAIN:
Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!
Les aristocrates à la lanterne
Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!
Les aristocrates, on les pendra!

 

Trois cents ans qu'ils nous promettent
Qu'on va nous accorder du pain.
Voilà trois cents ans qu'ils donnent des fêtes
Et qu'ils entretiennent dans catins!
Voilà trois cents ans qu'on nous écrase
Assez de mensonges et de phrases!
On ne veut plus mourir de faim!!!

REFRAIN

Voilà trois cents ans qu'ils font la guerre
Au son des fifres et des tambours
En nous laissant crever de misère.
Ça ne pouvait pas durer toujours...
Voilà trois cent ans qu'ils prennent nos hommes
Qu'ils nous traitent comme des bêtes de somme.
Ça ne pouvait pas durer toujours!

REFRAIN

Le châtiment pour vous s'apprête
Car le peuple reprend ses droits.
Vous vous êtes bien payé nos têtes,
C'en est fini, messieurs les rois!
Il faut plus compter sur les nôtres:
On va s'offrir maintenant les vôtres,
Car c'est nous qui faisons la loi!...

REFRAIN

Posté par mamiline à 11:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 janvier 2019

Pierre de Ronsard.

Ce matin j'ai eu envie de partager ce poême qui a joué un rôle important dans mes façons de voir et de ressentir les choses.

Quand vous serez bien vieille


Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
"Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle."

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578

 

 

Posté par mamiline à 10:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 janvier 2019

Humour.

L’image contient peut-être : texte

Posté par mamiline à 16:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 janvier 2019

Un peu d'économie politique.

Austère l'économie politique ? Oui, c'est vrai. Cependant moins de sept minutes d'attention suffisent pour comprendre comment et pourquoi les temps deviennent si complexes que personne ne sait plus comment faire pour sortir de ce piège financier dans lequel les états nous plongent.

Posté par mamiline à 16:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 janvier 2019

Politique actuelle.

Arlette Bonnet

Lettre de Fiona, aide-soignante, à Macron

"Monsieur le président,

Je vous accuse.
Je vous accuse, vous ainsi que monsieur Castaner, et l’ensemble de ce gouvernement qui vous soutient, d’avoir non seulement bafoué sans scrupules les droits des citoyens français, mais également la déclaration universelle des droits de l’homme.

Vous avez accusé les désormais célèbres gilets jaunes d’être responsables des dégâts humains subis par les forces de l’ordre, ainsi que des dégâts matériels sur Paris et l’ensemble du territoire français.

Or, je vous accuse d’être responsables de cet état de crise inédit, que monsieur Castaner définit comme « contentieux social », sans lequel ces débordements et ces drames humains n’auraient pas eu lieu.

Je vous accuse, non pour les erreurs de vos prédécesseurs, mais pour avoir aggravé une situation sociale déjà presque invivable, vous qui voyez le monde de façon binaire : "les gens qui réussissent, et ceux qui ne sont rien".

Je vous accuse d’avoir, sous couvert de prétextes écologiques, augmenté des charges déjà écrasantes, qui finalement ne seront quasiment pas reversées au budget alloué à l’écologie, dont vous n’avez probablement cure, vous qui vous déplacez en jet privé pour vous rendre en Belgique...

Je vous accuse d’exiger des français de grands sacrifices, alors même que vous vous avérez être incapable de montrer l’exemple, tant en matière d’écologie que concernant votre train de vie et celui des gouvernements passés et présents.

Vous qui dépensez des sommes exorbitantes, notamment pour de la vaisselle ou une piscine hors sol, vous êtes le premier président français qui prétexte des raisons de sécurité pour ne pas vous baigner sur la plage qui jouxte la résidence d’été présidentielle.

Et vous vous étonnez de ce que votre peuple s’indigne ?

Lors de manifestations des gilets jaunes, j’ai moi-même, ainsi que des milliers d’autres personnes, été "parquée".

Je n’ai pas déposé de déclaration de manifestation, et cela n’a sans doute pas été fait.

Néanmoins, selon l’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, "Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites."

Or, j’estime que les actes que vous avez autorisé s’apparentent à de la détention :

Nous avons été bloqués, autour et dans Paris, par groupes plus ou moins grands, afin de nous empêcher de nous réunir, ce qui constitue une atteinte à notre liberté de circuler.

Toute personne portant sur elle, ou ayant en sa possession un gilet jaune était confinée par des barrages policiers, durant plusieurs heures, sans possibilité de boire, se restaurer ou faire ses besoins.

Au cours des nombreuses fouilles que nous avons subies, les forces de l’ordre retiraient lunettes de piscine ou de ski, masques respiratoires en papier et sérum physiologique, qui avaient pour seule vocation de nous protéger, et avec lesquels nous aurions été bien incapables de blesser qui que ce soit.

Or, il n’existe à ma connaissance aucune loi française interdisant d’avoir ces objets.

Vous cautionnez l’utilisation de canons à eau, et autres camions blindés ayant pour but de diviser les cortèges, lesquels sont là par votre faute.

En outre, nous avons essuyé des tirs de grenades GLI F4, de Flash-Ball ainsi que des gaz lacrymogènes très concentrés, donnant une sensation d’asphyxie, alors même que la foule était pacifique, encore une fois, pour empêcher les rassemblements de plus grands groupes.

Enfin, lorsque, faute de pouvoir respirer suffisamment, nous avons voulu quitter les lieux, les forces de l’ordre nous ont sommé d’enlever nos gilets jaunes et de les laisser sur place si nous voulions sortir.

Ainsi, nous devions leur donner notre seule arme, et symbole du mouvement.
Certains, paniqués de se sentir suffoquer se sont vus obligés de céder.
Parqués, humiliés, et gazés.
Cela ne rappelle que trop de sombres heures, mémoires du passé...

Vous avez remercié l’ensemble des forces de l’ordre pour leur courage et leur professionnalisme sans jamais souligner ni déplorer que certains aient abusé de leur pouvoir, ce que vous avez donc cautionné.

C’est pourquoi je vous accuse d’être responsable de violences policières et de préjudice moral, ainsi que de centaines de blessés, de mutilés, ayant subi des tirs de Flash-Ball en plein visage (alors même que vos forces de l’ordre sont censées viser le bas du corps), ou ayant eu une main arrachée par des grenades GLI F4, que nous sommes le seul pays européen à utiliser pour le maintien de l’ordre, en raison des blessures graves qu’elles peuvent causer.

J’estime que l’ensemble de ces agissements, bafouant, entre autres, l’article 432-4 du code pénal et l’article 7 de la déclaration universelle des droits de l’homme, ont été abusifs et disproportionnés, contraires aux droits humains et citoyens.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le président, à l’expression de mon plus grand respect pour la France et pour ce qu’elle fut.

Fiona, aide-soignante et citoyenne française"

https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/2206057546316423/



Posté par mamiline à 14:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 janvier 2019

Grenade

La grenade
Hé toi 
Qu'est-ce que tu regardes?
T'as jamais vu une femme qui se bat 
Suis-moi 
Dans la ville blafarde 
Et je te montrerai 
Comme je mords, comme j'aboie
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade
Hé toi 
Mais qu'est-ce que tu crois? 
Je ne suis qu'un animal 
Déguisé en madone 
Hé toi 
Je pourrais te faire mal 
Je pourrais te blesser, oui 
Dans la nuit qui frissonne
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade
Hé toi 
Qu'est-ce que tu t'imagines? 
Je suis aussi vorace 
Aussi vivante que toi 
Sais-tu 
Que là sous ma poitrine 
Une rage sommeille 
Que tu ne soupçonnes pas?
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde, sous mon sein la grenade 
Sous mon sein là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde
Paroliers : Clara Luciani / Ambroise Willaume
Paroles de La grenade © Sony ATV Music Publishing

Posté par mamiline à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 décembre 2018

Vidéos violentes.

Je ne vous conseille pas de les regarder. Je veux en garder une trace, d'où leur présence ici.

Il arrive un moment où se taire n'est plus possible.

C'est ça mon pays, est-ce bien ma France ?

 

Regardez la tension aujourd'hui, 29 décembre 2018 à ROUEN.

 

En sommes-nous là ?

 

Posté par mamiline à 14:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

En ces temps troublés.

TOUT VA TRES BIEN MADAME LE MARQUISE, Ray Ventura 1935

Ça me semble tellement d'actualité,

sauf que... "Monsieur le Marquis" ne s'inquiète pas de savoir si tout va bien.

Posté par mamiline à 09:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 décembre 2018

Un poison qu'on adore

Posté par mamiline à 09:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]